Diagnostic d'activité Céline Guérin · Montpellier 13 octobre 2026

Six élèves, pas soixante : ce que les chiffres disent de ton projet de cours.

Ton objectif financier, le plafond fiscal le plus avantageux de ton statut et le temps dont tu disposes réellement désignent tous les trois le même point : environ 14 000 € de cours par an, et pas plus. Ce n'est donc pas un projet à maximiser. C'est un palier à atteindre une fois, avec cinq élèves réguliers et quatre stages de vacances — puis à laisser tourner.

Ton objectif haut
6 élèves

1 000 €/mois demande 6 élèves réguliers sur 12 places. Pas un gros volume : une petite poignée de fidèles.

Cible de CA cours
14 400 €/an

Le point où ton objectif, ton temps et le plafond fiscal se rejoignent.

Net dans ta poche
~890 €/mois

À cette cible, en régime accessoire artiste-auteur, cotisations et impôt déduits.

Ton temps disponible
5 h/sem.

C'est la contrainte la plus dure du dossier. Le scénario complet en demande 8,2.

Le constat

Le point de départ

Tu veux un volet d'appoint autour des cours et de l'ouverture de ton atelier, pour financer ta vraie activité : peindre et exposer. Pas en faire ton métier.

Ce que tu as posé
Format de coursVendredi après-midi, 4 h découpées en 2 créneaux de 2 h, 6 personnes par créneau. Saison de 9 mois, octobre à juin.
Samedi4 h, maximum 1 à 2 fois par mois. Le 1er samedi du mois part à la rencontre collectionneurs, gratuite.
Prix visé35 €/h, vendu par trimestre, façon modèle bruxellois. Matériel à la charge de l'élève.
Saint-Georges-d'OrquesEngagée cette année le jeudi. Arrêt prévu en septembre 2027 — et tu anticipes toi-même que le groupe ne suivra pas en ville.
ObjectifsPlancher 400 €/mois. « Ça vaut le coup » à 1 000 €/mois.
Nouveauté que tu proposesDes stages de 2 jours en vacances scolaires avec Mélanie, format week-end créatif.
Ce que tu demandes explicitementDe l'aide pour mettre en place une collecte d'emails. Une refonte légère du profil Instagram. Un avis sur le démarchage de galeries dans le sud.
Le constat

Ce que tes réponses ont changé

Entre l'appel de septembre et tes réponses du 8 octobre, le projet a changé de nature. Il n'est plus un appoint symbolique.

Hypothèse de septembre → ta réponse
Hypothèse de départCe que tu as réponduConséquence
Cours 1× par mois à l'atelier Cours 1× par semaine, 2 créneaux, 6 personnes Le potentiel passe d'un appoint à 26 000 €/an théoriques sur le seul vendredi. Le projet devient sérieux.
Garder Saint-Georges comme base d'élèves Arrêt en septembre 2027, et le groupe ne suivra pas (prix + distance) Zéro élève à reprendre. Le créneau se remplit entièrement à froid.
Atelier libre le vendredi après-midi Déplacé au 1er samedi du mois, le vendredi reste aux cours Conflit de créneau avec les cours du samedi, à trancher.
Cible femmes de ta génération, jeunes en opportuniste Après discussion : femmes et hommes de 40 ans et plus, actifs. Étudiants écartés, retraités écartés pour l'instant, pas d'enfants Une cible active ne peut pas venir le vendredi après-midi. C'est la conséquence la plus importante de tout le tableau — voir plus bas.
Newsletter = idée à te proposer « Aide-moi à mettre ça en place, je trouve ça génial » Passe de proposition à commande.
Pas d'e-commerce Confirmé, avec un seuil précis : achat en ligne jusqu'à 450 € Tes petits formats à 150 € sont vendables en ligne dès maintenant.
— Stages de 2 jours en vacances avec Mélanie (ton idée) La meilleure ligne du dossier : ~3 600 €/an, aucun créneau de ta semaine consommé.
Le constat

Les trois faits qui pilotent tout le reste

Tout ce qui suit découle de ces trois-là. Si un seul change, la recommandation change.

Fait 1 · l'échelle
6 élèves

Ton objectif ne demande pas de remplir l'atelier

1 000 €/mois = 46 % de remplissage du seul vendredi, soit 6 élèves réguliers sur 12 places. Ton plancher de 400 €/mois en demande 2.

L'enjeu n'est donc pas un volume d'acquisition. C'est de trouver et garder une petite poignée de fidèles.

Fait 2 · le temps
8,2 h / 5 h

Ton temps est déjà saturé

Les 4 h de cours du vendredi consomment à elles seules 100 % de l'enveloppe que tu déclares pour « cours + atelier + communication ».

Il ne reste rien pour l'administratif, les réseaux sociaux ou nos échanges. Le scénario complet dépasse de 64 %.

Fait 3 · le plafond
14 424 €

Un plafond fiscal juste au-dessus de ton objectif

Au-delà de 14 424 €/an de cours, tu sors du régime accessoire artiste-auteur et le coût social double — de 12,30 % à 25,80 % — avec une micro-entreprise à créer.

Et ce plafond tombe juste au-dessus de ton objectif de 1 000 €/mois.

Les chiffres

Le modèle de cours, chiffré

Base de calcul : 30 € par personne pour une séance de 2 h, 6 personnes par créneau. Un vendredi complet (4 h, deux créneaux) rapporte donc 360 €, un samedi complet aussi. Sur l'année : 31 vendredis (39 semaines moins les vacances scolaires d'Occitanie) et 9 samedis payants (le 1er de chaque mois étant réservé aux collectionneurs).

Et tes deux repères, convertis sur ta saison de 9 mois : ton plancher de 400 €/mois fait 3 600 € sur l'année, ton « ça vaut le coup » à 1 000 €/mois fait 9 000 €.

Chiffre d'affaires annuel des cours, par taux de remplissage · 31 vendredis + 9 samedis
100 %14 400 €
80 %11 520 €
63 %9 072 €
50 %7 200 €
40 %5 760 €
25 %3 600 €
Tes deux repères : le plancher à 25 % de remplissage, l'objectif à 63 %. Même l'atelier plein ne franchit pas le plafond fiscal de 14 424 € — au prix du marché, le risque fiscal disparaît.
Combien d'élèves pour tes deux repères — un élève qui vient toute la saison vaut 930 €
RepèreCAVendredi seul
12 places
Vendredi + samedi
+ 4 stages
Ton plancher — 400 €/mois3 600 € 3,9 élèves
32 % de remplissage
atteint par les stages seuls
Ton « ça vaut le coup » — 1 000 €/mois9 000 € 9,7 élèves
81 % de remplissage
5,8 élèves
37 % de remplissage
Tout plein14 400 € 12 élèves
soit 11 160 €
12 élèves
+ samedis + stages
Le résultat le plus important du diagnostic

Au prix du marché, le vendredi seul ne suffit plus : ton objectif y demanderait 81 % de remplissage, ce qui n'arrive pas la première année en partant de zéro élève.

Mais avec les trois lignes ensemble — vendredi, un samedi par mois et quatre stages avec Mélanie — il ne faut plus que 37 % de remplissage, soit six élèves réguliers. Les stages à eux seuls couvrent déjà tout ton plancher.

C'est ça le vrai enseignement : ton objectif est atteignable, mais pas sur une seule jambe. Et au passage, même l'atelier complet reste sous le plafond fiscal — le prix du marché fait disparaître tout le risque de bascule.

L'heure du vendredi — le point le plus fragile du modèle

Le format tient. L'heure, non. Tu as parlé de « vendredi après-midi », et ta cible est désormais celle des 40 ans et plus, actifs. Les deux ne vont pas ensemble : des gens qui travaillent ne viennent pas peindre un vendredi à 14h.

Et la preuve est dans ton propre dossier

Ton seul cours qui se remplit vraiment est un cours du soir. Saint-Georges, c'est jeudi 16h-20h, avec un groupe fidèle depuis cinq ou six ans. Le format qui marche chez toi est déjà celui du soir.

À l'inverse, le créneau de jour est exactement là où se trouve le concurrent que tu ne peux pas battre sur le prix : la Maison pour Tous fait dessin-peinture adultes le vendredi 10h-12h à tarif municipal. Le jour appartient aux retraités et aux structures subventionnées. Le soir appartient aux actifs qui peuvent payer.

Les trois tranches possibles — à recette identique
CréneauRecetteQui peut venir
14h — 18h (l'hypothèse de départ)840 €Retraités, temps partiels, indépendants. Et c'est le créneau du cours subventionné
17h — 21h840 €Actifs sortant du travail, le format le plus proche de ton jeudi qui marche
18h — 22h840 €Actifs, mais fin tardive pour toi et dîner à caler pour eux
Ce que ça ne change pas, et la seule question qui reste

Le modèle économique est indifférent à l'heure : 840 € la séance dans les trois cas, aucun chiffre de ce document à recalculer. Ce qui change, c'est à qui on parle — et donc si le créneau se remplit ou pas.

Une seule question à te poser : jusqu'à quelle heure acceptes-tu de finir le vendredi ? Si c'est 21h, on prend 17h-21h sans rien tester. L'arbitrage entre 17h-21h et 18h-22h, lui, ne se tranche qu'en conditions réelles — on le décidera après le premier trimestre, pas avant.

Le conflit du samedi

Trois usages se disputent le même samedi matin alors que tu n'en accordes qu'un à deux par mois : la rencontre collectionneurs (1er samedi, gratuite), les cours payants, et tes deux clientes actuelles au format 9 h–13 h.

Un coût d'opportunité à assumer les yeux ouverts

Garder la rencontre gratuite coûte 7 560 € de cours non donnés sur l'année (9 séances × 840 €).

Ça ne veut pas dire qu'elle ne le vaut pas : une vente d'A3 à 1 500 € plus deux petits formats en couvrent déjà la moitié, et c'est le seul moment où un galeriste peut passer. Mais c'est un investissement commercial, pas du temps libre.

Les chiffres

La question du prix

Première chose à lever, avant tout le reste : la question posée disait « prix par heure et par personne », tu as répondu « idéalement 35 euros de l'heure ». Or 35 €/h est aussi exactement ce que Saint-Georges te paie pour ton heure de travail, tous élèves confondus.

Lecture A · retenue ici

35 € par heure et par personne

33 600 €

CA annuel maximum, vendredi + samedi. Un créneau de 2 h à 6 personnes rapporte 420 €.

Ton objectif de 1 000 €/mois est atteignable à moins de 50 % de remplissage.

Lecture B

35 € pour ton heure, tous élèves confondus

5 600 €

CA annuel maximum. Un créneau rapporte 70 €, comme aujourd'hui au foyer rural.

Ton objectif de 1 000 €/mois devient mathématiquement hors d'atteinte — plafond à 467 €/mois même à 100 % de remplissage.

Facteur 6 entre les deux. Tout ce document est en lecture A, parce que c'est la réponse littérale à la question posée. À confirmer en une phrase.

Le pack trimestriel que ça donne — 10 séances de 2 h
Prix horairePack trimestreÉcart vs BruxellesCe que ça implique
35 €/h700 €+65 %Positionnement haut de gamme explicite à assumer
30 €/h600 €+42 %Toujours au-dessus du marché local
25 €/h500 €+18 %Objectif 1 000 €/mois passe de 46 % à 65 % de remplissage
21 €/h424 €référenceLe modèle bruxellois, complet sur presque toutes ses offres
L'arithmétique à retenir

Baisser le prix rend la cible plus difficile, pas plus facile. À 25 €/h, il te faut 7,7 élèves au lieu de 5,5 pour le même revenu. Si le remplissage ne vient pas, le réflexe « on peut faire moins » travaille contre toi.

Mais cette arithmétique suppose que le créneau se remplisse. Le marché local, lui, dit autre chose — section suivante.

Les chiffres

Le marché montpelliérain

C'est la donnée la plus dure du dossier, et elle est arrivée après le premier chiffrage. Elle corrige ce que j'avais écrit.

Qui enseigne déjà le dessin et la peinture à Montpellier
ConcurrentPositionnementPrix affiché
Galerie Olesya Lisa Le plus proche de ton modèle : une galeriste qui enseigne dans sa propre galerie du centre-ville (Antigone), en individuel ou en duo, sur rendez-vous. Matériel facturé selon les besoins 15 €/h
+ matériel
Les Ateliers De Vinci (association) Le concurrent qui tient le marché : 1er sur « cours de peinture Montpellier », 4,9★ sur 16 avis, éligible Pass Culture, matériel fourni. Et c'est aussi eux qui animent le cours de la Maison pour Tous 372 € / an
2 h par semaine
Maison pour Tous Frida KahloDessin-peinture adultes le vendredi 10 h–12 h, tous niveaux — animé par Les Ateliers De Vincisubventionné
Université de MontpellierAteliers de pratiques artistiques animés par des artistes, sur les campus, sur inscriptiongratuit
Atelier peinture & apéro (Funbooker)2 h 30 dans un bar, 7 à 20 personnes, 66 modèles à reproduire au choix. Matériel complet et un verre inclus. Ce n'est pas un cours : c'est une sortie45 €/pers.
soit 18 €/h
La Petite AcadémieCours à l'année dès 4 ans, enfants, ados et adultes, place Saint-Côme—
Superprof (place de marché)« Cours de peinture Montpellier — 100 profs dès 9 €/h ». Ce n'est pas un prix de marché, c'est le plancher du profil le moins cher — mais c'est le chiffre que le chercheur voit dans Googledès 9 €/h
Atelier du Jeu de PaumeInstallé depuis 2002, adultes et ados, nom de domaine exact sur la requête—
Les Ateliers De VinciInitiation à masterclass, tous âges, prépa écoles d'art. Fiche Google 4,9★ / 16 avis—
Les Ateliers LéonardFaubourg Boutonnet. Fiche Google 5★ / 20 avis—
L'Atelier de MoPetits groupes de 6 max, site et Instagram cohérents (1,2k abonnés), quartier des Beaux-Arts—

Le chiffre le plus important du dossier

Les Ateliers De Vinci sont premiers sur la requête, et ils sont une association. Voilà leur grille complète, relevée sur leur page d'adhésions :

Les Ateliers De Vinci · saison 2026-2027 · adhésion 15 €/an · matériel fourni
FormulePrix affichéSoit par heureTon équivalent
2 h par semaine, à l'année (ados-adultes)372 € /an~6 €/h35 €/h
Carte de 10 séances adultes220 €11 €/h35 €/h
Séance unitaire de 2 h22 €11 €/h70 €
Atelier du samedi, 4 h dessin-peinture50 à 54 €~13 €/h140 €
Il faut le dire sans détour

Une année entière de cours hebdomadaires chez De Vinci coûte 387 € adhésion comprise. Ton seul premier trimestre coûte 700 €.

Autrement dit : pour le prix d'un trimestre chez toi, un élève a presque deux ans de cours chez eux — avec le matériel fourni, un calendrier cadré et le Pass Culture.

Sur le prix à l'heure, tu ne peux pas gagner. Une association mutualise ses locaux, ses profs salariés et ses subventions. Ce n'est pas une guerre de prix que tu peux livrer, donc il ne faut pas la livrer.

Comment être compétitive face à une association, alors

Pas sur le tarif horaire. Sur trois choses qu'une association ne peut structurellement pas offrir :

1. La flexibilité. Chez eux : une adhésion, un calendrier annuel du 9 septembre au 13 juin, un créneau fixe. Chez toi : aucune adhésion, aucun engagement d'année, on s'inscrit au trimestre ou à la séance. Pour un actif de 40 ans et plus, c'est l'argument qui compte le plus.

2. Six personnes, et une artiste. Un cours associatif tourne à 10-15 élèves avec un professeur salarié. Toi c'est six, chez toi, entourés de tes toiles en cours, avec quelqu'un qui vend 800 à 1 500 € la pièce.

3. Des formats qu'ils n'ont pas. Séances thématiques, stages de vacances avec une chanteuse, atelier ouvert mensuel, rencontres de collectionneurs. Une association fait du cours ; toi tu peux faire des expériences.

Je corrige ce que j'avais écrit

Mon premier chiffrage disait « tiens le prix, travaille le remplissage ». Je m'appuyais sur le seul benchmark bruxellois à 21 €/h, sans donnée locale. Avec le marché montpelliérain sous les yeux : 35 €/h ne tient pas comme prix d'entrée pour remplir un créneau à froid.

Deux points méritent d'être dits franchement. La Maison pour Tous donne un cours adultes le même créneau que toi, le vendredi, à tarif municipal — c'est exactement le problème que tu connais déjà à Saint-Georges. Et l'université offre des ateliers d'art gratuits à ses étudiants : la cible étudiante que tu veux développer a déjà un atelier gratuit sur son campus.

Ce qui justifie d'être plus cher

Le comparable le plus visible dans Google est l'atelier peinture-apéro à 45 € la personne. Mis côte à côte, ce ne sont pas les mêmes produits — et c'est exactement là que se construit ton prix.

Atelier peinture & apéro à 45 € · ton cours à 35 €/h
CritèreL'atelier-apéroTon cours
Prix d'une séance de 2 h 3045 €87,50 €
Taille du groupe7 à 20 personnes6 maximum
Ce qu'on y faitReproduire un des 66 modèles proposésApprendre le geste, sur ton sujet
LieuUn barL'atelier d'une artiste
Qui encadreUne animatriceUne artiste qui vend 800 à 1 500 € la pièce
ProgressionAucune — séance uniqueTrimestre suivi, même groupe
MatérielInclus, plus un verreÀ la charge de l'élève
Ce qu'on achète en réalitéUne soiréeL'accès à une artiste
Les trois leviers qui tiennent le prix

Le groupe de six. Trois fois plus petit que l'atelier-apéro : c'est quantifiable, vérifiable, et ça se voit dès la première séance.

L'atelier, et toi dedans. On n'entre pas dans un bar, on entre chez une artiste en activité, entourée de ses œuvres en cours. C'est le seul argument que personne ne peut copier.

La progression. Un trimestre avec le même groupe n'est pas douze séances découvertes : c'est le seul format qui permet de dire ce que l'élève saura faire à la fin. Les concurrents à 15-18 € vendent tous de la séance isolée.

Ce qu'il manque pour que le prix passe : une promesse de résultat écrite noir sur blanc (« en un trimestre, tu sauras… »). Aujourd'hui aucune de tes offres ne la porte. C'est le vrai travail avant de publier un prix.

Où 35 €/h est accepté — et ce que ça nous apprend

Un contre-exemple utile : Harry Boudchicha, artiste à Paris, vend ses cours 35 €/h à son atelier, 40 €/h à domicile, 50 €/h avec modèle vivant. Ton prix existe donc bien sur le marché. Mais il faut regarder ce qu'il vend à ce prix : des cours particuliers.

Le même prix affiché, deux économies complètement différentes
Cours particulier · modèle parisienTon groupe de 6
Prix affiché à l'élève35 €/h35 €/h
Ce que l'élève reçoit100 % de l'attention de l'artisteUn sixième de ton attention
Ce que ça te rapporte par heure35 €210 €
C'est l'explication la plus claire de ton problème de prix

Le marché accepte 35 €/h pour une attention entière. Il ne l'accepte pas pour un sixième d'attention — surtout avec une association à 6 €/h de l'autre côté de la rue. Ce n'est pas ton prix qui est trop haut dans l'absolu, c'est l'écart entre ce que tu demandes et ce que l'élève reçoit.

Et c'est un vrai pattern : la plupart des artistes qui enseignent à côté de leur pratique font du particulier, à l'atelier ou à domicile, dessin et peinture, parfois de la copie d'œuvre. Pas du cours collectif. On s'en servira dans la phase de test.

Le matériel : je ne suis pas d'accord avec toi

Tu as répondu « le matériel n'est pas fourni, je préfère que chacun achète selon son budget ». Commercialement, ça ne tient pas face au marché : l'atelier-apéro inclut toile, pinceaux, chevalet, peinture et un verre pour 45 €. Demander 87,50 € pour la même durée sans rien fournir rend la comparaison perdante avant même qu'on parle de qualité.

Mais un point d'abord, parce qu'il change le calcul : tu ne peux pas déduire ce matériel. En micro-BNC, l'abattement forfaitaire de 34 % remplace les frais réels — aucune charge n'est déductible. Le matériel sort de ta poche nette, pas de tes charges.

Ce que coûte le « tout fourni » — et les trois niveaux possibles
OptionEffet sur le packTon net mensuelVerdict
Tout fourni, prix inchangé—777 €−188 €/mois
Tout fourni, pack porté à 810 €+110 €965 €net préservé, mais 40,50 €/h tout compris
Découverte fournie + le lourd en libre-service + liste d'achats guidée+11 € une fois965 €recommandé

Le détail : ~11 € de matériel par personne et par séance (toile 30×40, consommables, amortissement), soit 66 € par créneau sur 420 € de recette — 15,7 % du chiffre d'affaires, non déductibles. Sur la cible de 14 400 €, ça représente ~2 260 €/an.

Le compromis, et il rejoint ta propre réponse

Tu fournis le lourd, l'encombrant, celui qu'on n'a pas chez soi : chevalets, solvants, chiffons, tabliers, et le matériel complet pour la séance découverte. L'élève achète sa toile et ses pinceaux avec une liste précise que je prépare.

La friction d'entrée disparaît, ton net est préservé, et c'est exactement ce que tu avais proposé toi-même : « je peux proposer le premier cours test, mais après je préfère que chacun achète selon son budget ».

Ton offre, en trois étages

J'ai longtemps présenté le prix comme un arbitrage — haut de gamme assumé ou prix d'entrée aligné. C'est une fausse alternative. Le problème n'est pas le niveau de ton prix, c'est qu'il est demandé à un inconnu. La réponse est une gamme, pas un prix.

Trois produits, trois rôles — et aucun ne te fait travailler à perte
ProduitPrix/pers.Recette sur 2 h€/h de ton tempsÀ quoi ça sert
Découverte
2 h · matériel fourni
20 à 25 €120 à 150 €60 à 75 € Passer sous la séance unitaire de De Vinci (22 €), et sans adhésion. Remplir le haut de l'entonnoir
Séance thématique
« Peins ton… » · matériel fourni
40 €240 €120 € Vendue comme une expérience, pas comme un cours. Cadeau, anniversaire, sortie — le terrain où l'association ne va pas
Trimestre suivi
10 × 2 h · même groupe
35 €/h
soit 700 €
420 €210 € Le revenu récurrent. Vendu uniquement à qui a déjà fait un des deux premiers
Pourquoi ça résout la contradiction

Tu ne demandes plus 700 € à quelqu'un qui ne te connaît pas. Tu demandes 20 €, puis 700 € à quelqu'un qui a passé deux heures dans ton atelier. Le prix haut devient tenable parce qu'il n'est plus le prix du premier contact.

Et il faut le dire clairement : même la découverte à 20 € te rapporte 60 € de l'heure — près du double de ce que te paie Saint-Georges aujourd'hui. Aucun des trois étages n'est une offre sacrifiée.

Le principe de nommage vient de Paint Me Up à Paris, qui vend exactement ça à 40 € — mais en formats nommés et thématisés plutôt qu'en « cours de peinture » : Paint Your Pet, Paint Your Partner, Paint and Breakfast, Glow in the Dark. Un format nommé se vend ; un cours se compare. À copier pour tes découvertes et pour les stages avec Mélanie.

Les chiffres

Le vrai plafond, c'est ton temps

Tu as chiffré ton enveloppe à 4 h le vendredi plus 4 h un samedi par mois, et tu as précisé qu'elle inclut « cours + atelier + communication avec moi ». Plus 1 h par semaine maximum pour filmer. Soit environ 5 h par semaine.

Voici ce que le scénario complet consomme réellement.

Charge hebdomadaire réelle du scénario complet
PosteHeures / semaine
Cours du vendredi, 2 créneaux4,00
Préparation et rangement de l'atelier0,75
Samedi (cours ou collectionneurs), amorti sur le mois1,20
Inscriptions, paiements, réponses aux demandes0,75
Tournage et photos1,00
Nos échanges, 2 h/mois amorties0,50
Total nécessaire8,20
Ton plafond déclaré~5,00
Dépassement+64 %

Trois leviers — et aucun ne consiste à te demander plus de temps

  1. Supprimer l'administratif de ton côté. Une page d'inscription avec paiement du trimestre en ligne. Fin des allers-retours. −0,75 h
  2. Ne jamais filmer en dehors du cours. La caméra tourne pendant la séance et pendant la démonstration du samedi. Le tournage devient gratuit en temps. −1,00 h
  3. J'écris, tu valides. Newsletter et publications rédigées à partir d'un vocal de deux minutes. −0,50 h
Après les trois leviers

~5,9 h par semaine. Encore un peu au-dessus de ton plafond, mais tenable — et le dépassement qui reste est du temps de cours facturé, pas du temps administratif.

C'est la contrainte qui pilote toute la recommandation : tout ce qui demande du temps récurrent de ta part est à écarter, quel que soit son intérêt théorique.

Les chiffres

Le plafond fiscal

Tu disais : « les cours sont très imposés et peuvent me faire changer de plafonds ». Ton inquiétude est fondée, mais pas tout à fait là où tu la situais. Vérification faite, sources à l'appui.

Sous le plafond

Régime accessoire artiste-auteur

12,30 %

Les cours donnés dans ton propre atelier restent rattachés à ton régime artiste-auteur, en « revenus accessoires ».

Plafond 14 424 €/an en 2026 (1 200 × le SMIC horaire). Une seule affiliation, une seule déclaration.

Au-dessus

Micro-entreprise BNC

25,80 %

Le coût social de l'euro gagné double. Et il faut créer une micro-entreprise : seconde affiliation, seconde déclaration, double ventilation comptable.

Plus un risque réel de perdre l'exonération de cotisation foncière sur l'atelier.

Ce qu'il te reste réellement, par niveau de CA cours
CA coursRégime accessoireMicro + versement libératoireStatut
4 800 € — ton plancher3 861 €3 456 €accessoire
12 000 € — ton objectif9 653 €8 640 €accessoire
14 424 € — le plafond exact11 604 €10 385 €limite
16 800 € — vendredi + samedi à 50 %impossible12 096 €bascule
23 520 € — les deux créneaux à 70 %impossible16 934 €bascule

Hypothèses : foyer à une part, tranche marginale d'imposition à 11 %, hors retraite complémentaire IRCEC. Le détail complet, les sources officielles et les 21 points à faire confirmer par ton comptable ou l'Urssaf sont dans la note de fiscalité joint e.

Ton net à la cible recommandée

Sur 14 400 € de CA cours, en régime accessoire :

HypothèseNet annuelNet mensuel lissé
Sans retraite complémentaire IRCEC11 583 €965 €
Avec IRCEC à 8 % — le cas probable10 709 €892 €
Si ta tranche d'imposition est à 30 %8 903 €742 €
La réponse à ta question

Ton « 1 000 €/mois c'est super » est atteignable net, ou presque, à 42 % de remplissage du vendredi plus quatre stages. Et c'est un chiffre prudent.

Les risques identifiés, et leur niveau

À vérifier avant de lancer, pas après
RisqueNiveauDéclencheurAction
Cotisation foncière due sur l'enseignement élevé L'exonération exige un local sans enseigne, sans aménagement spécial et sans groupe habituel d'élèves. Un atelier en centre-ville recevant 12 personnes par semaine coche les critères d'exclusion Interroger le service des impôts, ou demander un rescrit
Perte de l'exonération sur l'activité artistique incertain L'exonération des peintres suppose de « ne vendre que le produit de son art ». Je n'ai trouvé aucune doctrine disant si l'enseignement la fait tomber Rescrit — c'est le point le plus coûteux à ne pas vérifier
TVA 20 % sur les ateliers d'entreprise élevé Les cours payés par les élèves eux-mêmes sont exonérés. Ceux facturés à un employeur ne le sont pas Intégrer 20 % au prix dès le départ
Sortie du régime micro-BNC (83 600 €) moyen Le seuil s'apprécie sur l'ensemble de tes recettes : ventes d'œuvres et cours s'additionnent Il me manque ton CA artistique réel pour le chiffrer
Assurance responsabilité civile bloquant Six personnes qui peignent chez toi chaque semaine, ce n'est pas la même chose que peindre seule À vérifier avant la première séance
Perte du statut artiste-auteur faible Dépasser le plafond ne te fait pas perdre ton affiliation : les revenus excédentaires basculent, pas le statut Garder une production artistique documentée
Les chiffres

Fais tourner les curseurs toi-même

Tous les chiffres de ce document reposent sur des hypothèses. Change-les et regarde ce que ça donne — c'est le meilleur moyen de voir où est le point d'équilibre, et à partir de quand ça ne vaut plus le coup.

Le simulateur ouvre sur le mix que je recommande : vendredi à 41 % de remplissage, pas de cours le samedi, quatre stages avec Mélanie. C'est le point le plus haut qui reste sous le plafond fiscal.

Une chose à regarder en particulier : monte le remplissage juste au-dessus du mix recommandé. Entre 14 424 € et ~14 900 € de chiffre d'affaires, il existe une zone morte où tu gagnes plus brut et où il te reste moins net. C'est le seul endroit du modèle où travailler plus te fait perdre de l'argent.

30 €
Soit 15,00 €/h par personne. De Vinci : 22 € la séance de 2 h.
2 créneaux
12 places par semaine, soit 2 créneaux de 2 h à 6 personnes.
41 %
La variable la plus incertaine du modèle — et la seule qui se gagne.
31
39 semaines d'octobre à juin, moins ~8 semaines de vacances scolaires.
0
Le 1er samedi reste gratuit. 9 maximum si tu ajoutes un cours par mois.
4 /an
2 jours, 6 personnes à 300 €, partagé 50/50 — soit 900 € pour toi par stage.
30 €/mois
Pinceaux, chevalets, solvants — ton estimation. Les toiles restent à la charge de l'élève.
Artiste-auteur
Revenus accessoires, plafonnés à 14 424 €. Bascule à droite si tu es en micro-entreprise avec versement libératoire.
Chiffre d'affaires cours — par an, brut
Ce qu'il te reste — net par mois, lissé sur 12
Élèves à l'année — sur 12 places le vendredi
——
Chiffre d'affaires mensuel lissé sur 12—
Net annuel dans ta poche—
Recette par heure de cours que tu donnes—
Heures de cours dans l'année—
Dont stages pendant les vacances scolaires—
Matériel partagé, déduit du net—
Mois pour rembourser l'offre Fondations à 1 170 €—
Où ça te situe—
—

Hypothèses de calcul : une séance pleine de 4 h rapporte 840 € à 35 €/h · un élève qui vient toute la saison vaut prix × 2 h × nombre de vendredis · les stages sont comptés complets et ne consomment aucun créneau de ta semaine · le net applique les coefficients de la note de fiscalité (régime accessoire à 74,37 % du brut, retraite complémentaire IRCEC incluse, tranche d'imposition à 11 % ; micro-entreprise avec versement libératoire à 72 % au-delà du plafond). Au franchissement du plafond, j'applique l'hypothèse prudente : la totalité des revenus de cours bascule, pas seulement l'excédent — c'est le point n° 13 à faire confirmer par l'Urssaf.

La décision

La convergence

C'est la conclusion du diagnostic. Trois contraintes totalement indépendantes atterrissent au même endroit.

Trois contraintes indépendantes convergent vers 14 000 € de CA cours par an Ton objectif de 1 000 € par mois vaut 12 000 € de CA annuel. Le plafond fiscal du régime accessoire est à 14 424 €. Ton budget temps réel d'environ 5 heures par semaine plafonne autour de 14 000 €. Les trois convergent vers une cible d'environ 14 000 €. CONTRAINTE CIBLE Ton objectif « ça vaut le coup » 12 000 € / an Plafond du régime accessoire 14 424 € / an Ton budget temps réel (~5 h/sem.) ~14 000 € / an ~14 000 € de CA cours par an ET PAS PLUS

Ton objectif financier tombe à l'intérieur du régime fiscal le moins cher, et ton temps ne permet pas d'aller beaucoup plus loin. Il n'y a donc aucun arbitrage douloureux à faire — ce qui est aussi exactement ton principe de départ : rester artiste d'abord.

Les trois mix possibles pour y arriver
MixCA coursSous le plafond ?Charge hebdomadaire
Vendredi seul à 55 % de remplissage14 322 €de justesseForte pression de remplissage : 6,6 élèves réguliers
Vendredi à 42 % + 4 stages avec Mélanie14 400 €ouiLa plus légère : 5 élèves réguliers
Vendredi 46 % + 9 samedis + stages23 300 €nonIngérable — 8,2 h/semaine nécessaires
Le mix recommandé est le deuxième

Même total que le premier, mais il ne demande que 5 élèves réguliers au lieu de 6,6, et la moitié de l'écart est comblée par les stages de vacances scolaires — qui tombent précisément sur les 8 semaines où le cours du vendredi ne tourne pas, et se vendent sur l'audience de Mélanie.

Attention : les stages comptent eux aussi dans le plafond de 14 424 €, puisqu'ils sont donnés dans ton atelier.

La décision

Deux sites, une seule artiste

On n'est pas encore sûrs, et je préfère te le dire comme ça. Mais on penche sérieusement vers deux sites distincts — pour une raison de référencement, pas de goût.

Tu demandais un nom distinct pour les cours, tout en voulant « capitaliser ton image d'artiste en activité plutôt que celle de prof » sur ta fiche Google. Ces deux souhaits sont compatibles, à condition de séparer les adresses sans séparer la personne.

Ce vers quoi on penche

Deux sites, chacun sur son terrain :

linettecajou.com reste le site de l'artiste, et on le pousse sur « artiste peintre Montpellier » et « galerie d'art Montpellier ». C'est son identité, c'est ce qu'il doit porter — et il ne le fait pas aujourd'hui.

Un second site pour l'atelier, sur « atelier créatif » et « cours de dessin à Montpellier ». Une adresse qui ne parle que de ça.

Google récompense les sites dont le sujet est clair. Un seul site qui essaie de se classer à la fois sur « artiste peintre » et sur « cours de dessin » est moins fort sur chacun des deux que deux sites nets. Je retire donc ce que j'avais écrit en disant que l'autorité de domaine ne décidait de rien ici : la cohérence thématique, elle, décide.

Un piège de lecture à éviter sur ces volumes

Ton identité d'artiste est plus recherchée que ton offre de cours : « galerie d'art Montpellier » (320/mois) et « artiste peintre Montpellier » (140) pèsent ensemble neuf fois « cours de peinture Montpellier » (50).

Mais plus de volume ne veut pas dire plus rentable, et il ne faut pas en tirer la mauvaise conclusion. Quelqu'un qui tape « galerie d'art Montpellier » cherche un lieu à visiter un dimanche, pas une toile à 1 500 €. Pris seul, ce mot-clé ne justifierait jamais l'investissement : 320 recherches de curieux valent moins qu'une recherche d'acheteur.

C'est pour ça qu'on ne construit pas la stratégie sur ces volumes. On s'en sert pour une seule décision : quel site vise quoi.

Le dispositif, en quatre pièces qui se servent mutuellement

PièceCe qu'elle fait pour les coursCe qu'elle fait pour les œuvres
Fiche GoogleLe seul canal où le search peut te remplir un créneauAmène les gens physiquement à l'atelier
Page atelier créatifConvertit le trafic de la fiche et de ton réseauMontre l'artiste au travail, avec ses œuvres en preuve
1er samedi du moisLe rendez-vous qui crée la familiarité avant l'inscriptionLe lieu où se vendent les formats au-dessus de 450 €
Liste emailAnnonce l'ouverture des trimestres et les stagesAnnonce le rendez-vous et les nouvelles pièces

Un seul dispositif, deux sources de revenu. La fiche Google, le 1er samedi et la liste email servent les deux volets quel que soit le nombre de sites — ce sont eux le vrai actif, pas les adresses web.

Ton site aujourd'hui : très beau, et il ne convertit pas

linettecajou.com est propre et épuré, et c'est un vrai atout — la direction artistique est à garder, quoi qu'on décide ensuite. Mais il a trois trous qui coûtent de l'argent aujourd'hui.

Les trois trous, par ordre de coût
ProblèmeCe que ça te coûteCorrection
Le site est entièrement en anglais Tes clients sont des Montpelliérains de 40 ans et plus. Et aucune des 400 recherches mensuelles utiles n'est en anglais — les cinq requêtes anglaises testées sont à zéro volume. Le site parle à une audience qui n'existe pas ici Passage en français, l'anglais en seconde langue si tu y tiens pour l'international
On ne peut pas signifier qu'on veut une œuvre Quelqu'un tombe amoureux d'une toile et n'a aucun moyen de le dire. C'est la vente la plus facile du dossier, et elle est bloquée par un formulaire manquant Une page par œuvre avec un bouton de demande, la suite par mail — le modèle d'Olesya Lisa, sans paiement en ligne
On ne peut pas te contacter clairement Tout le travail d'acquisition — fiche Google, page cours, réseaux — se déverse sur un site sans porte de sortie Un contact visible depuis chaque page
Le modèle à suivre est juste à côté de toi

Olesya Lisa — la galeriste de l'Antigone — a le site le plus proche de ce dont tu as besoin, et on va s'en inspirer pour trois choses précises : sa direction artistique, sa page événements (mieux faite que tout ce qu'on a vu, et centrée sur sa seule galerie locale), et ses pages d'œuvres avec une demande par mail plutôt qu'un panier.

Et un fait qui mérite d'être relevé : elle n'est pas bien référencée sur Montpellier, et elle remplit quand même ses cours. C'est la meilleure preuve disponible que le remplissage ne vient pas du référencement — il vient de la galerie, de la présence physique et du bouche-à-oreille. Ça confirme l'ordre de priorité : fiche Google et réseau d'abord, contenu ensuite.

Où j'en suis là-dessus

J'ai les accès au site. Ce que je dois encore établir, c'est combien de temps prend une modification de code sur cette base — c'est ce qui décide si on reprend le site existant ou si on le refait, et donc ce qui chiffre honnêtement la suite. Je te donne la réponse au call.

Ce que deux sites impliquent, et le risque à gérer

Deux adresses, ce n'est pas deux entreprises. Voilà ce qu'il faut tenir pour que ça marche.

Ce qu'on y gagne

Deux sujets nets

Chaque site a un seul thème, donc chacun peut se classer sur le sien. linettecajou.com devient enfin le site d'une artiste peintre de Montpellier — ce qu'il n'est pas aujourd'hui, étant en anglais et sans possibilité de demander une œuvre.

Et le site de l'atelier peut parler de prix, de niveaux et d'horaires sans abîmer la perception de tes toiles à 1 500 €.

Le risque réel

L'intention du visiteur Instagram

Quelqu'un clique sur ton lien Instagram parce qu'il vient de voir une peinture. Si le lien l'envoie au mauvais site, il repart.

La réponse : deux épinglés et deux liens clairement étiquetés — « Mes œuvres » et « Venir peindre à l'atelier ». On ne le fait pas choisir à l'aveugle, on nomme les deux portes.

Ce qui ne change pas

Une seule direction artistique

Même typographie, même palette, même traitement des images sur les deux sites. C'est ce qui permet de ne pas jeter l'investissement initial, et ce qui fait qu'un visiteur comprend qu'il est chez la même personne.

Deux adresses, une seule marque visuelle. Les Ateliers Léonard, ici à Montpellier, séparent d'ailleurs bien leurs deux sites.

Ce qu'il reste à vérifier avant de trancher

Une seule inconnue reste, et elle est de mon côté : combien de temps prend une modification de code sur ton site actuel. J'ai les accès, je suis en train de l'évaluer — c'est ça qui décide si on le reprend ou si on le refait, et donc le chiffrage.

Et un piège à connaître : le plafond fiscal suit le lieu, pas le site. Les stages donnés dans ton atelier comptent dans tes 14 424 €, quel que soit le site qui les vend. Un second site ne crée aucune enveloppe fiscale séparée.

Un exemple qui prouve que ça marche — et qui montre le piège

Alice Melo, peintre réaliste en Ontario, a tout mis sur un seul site : œuvres originales, commandes sur mesure, ateliers, leçons privées, et même des visites d'atelier — l'équivalent de ton 1er samedi. Ça fonctionne, et c'est la preuve qu'un site unique est jouable.

Mais son site est moins premium que ses toiles ne le méritent, et la raison est lisible dans son menu. C'est précisément ce qu'on veut éviter, et c'est un argument de plus pour séparer :

Son menu, tel quel — huit entrées à plat
Welcome · Original Artwork · Art Workshops · Painting Kits · About the Artist · Blogs · Contact · Shipping
Ce qu'on en retient pour toi

Le problème n'est pas d'avoir mis les cours sur le même site. C'est que huit entrées à plat mettent « kits de peinture » au même niveau que « œuvres originales ». Un petit produit d'entrée placé dans la navigation principale tire toute la perception vers le bas — le visiteur ne sait plus s'il est chez une artiste ou dans une boutique de loisirs créatifs.

Deux règles qu'on en tire, valables quel que soit le nombre de sites : jamais de produit d'entrée de gamme dans une navigation principale — la séance découverte à 25 € vit à l'intérieur d'une page, pas dans le menu ; et sur le site de l'artiste, les œuvres restent visuellement dominantes, sans rien au même niveau qu'elles.

C'est exactement le mélange que deux sites suppriment par construction.

Pourquoi la question peut attendre

Parce que la décision est réversible et le contenu est portable. La page « Atelier créatif, dessin et peinture à Montpellier » se déplace sur un nouveau domaine en une heure si on change d'avis.

Donc : on fait la page sur le site actuel maintenant, et on ne rouvre le dossier que si le déclencheur ci-contre se produit. C'est une décision prise dans le bon ordre, pas une décision évitée.

Et si on finit par faire deux sites, ils garderont la même direction artistique. C'est ce qui permet de ne pas jeter l'investissement initial : même typographie, même palette, même traitement des images. Deux adresses, une seule marque visuelle. Les Ateliers Léonard, ici à Montpellier, séparent d'ailleurs bien leurs deux sites — c'est faisable, à condition de ne pas les faire ressembler à deux entreprises différentes.

La décision

Le levier qu'on avait sous-estimé

Tes chiffres : 150 € le petit format 20 × 20, 800 € en moyenne pour un A4, 1 500 € pour un A3. Et un seuil d'achat en ligne à 450 €, au-delà duquel les gens préfèrent voir l'œuvre.

Mets ça en face de ton objectif

Ton plancher annuel est de 4 800 €. Autrement dit : un A3 et deux A4 vendus en plus dans l'année suffisent à l'atteindre — sans donner un seul cours.

Et contrairement aux cours, la vente d'œuvres n'a aucun plafond fiscal de ce type. C'est là que le dispositif doit continuer à produire sans limite.

À mettre en place

Une demande par œuvre, pas une boutique

Je corrige ce que j'avais écrit : pas de paiement en ligne. Une page par œuvre avec un bouton de demande, et la suite se fait par mail. C'est exactement ce que fait Olesya Lisa sur ses pages d'œuvres, et c'est le bon arbitrage — la transaction en ligne est trop complexe à mettre en place pour le volume actuel.

Ça règle le trou le plus coûteux de ton site : aujourd'hui, quelqu'un qui tombe amoureux d'une toile n'a aucun moyen de le dire.

Au-delà de 450 €, le même bouton renvoie vers le 1er samedi — « viens la voir à l'atelier ».

À mettre en place

Le 1er samedi, enfin défini

Un seul événement, trois fonctions : ton travail en cours présenté et commenté, une démonstration en live, et l'atelier ouvert à qui veut passer.

C'est le point de liaison le plus clair entre l'artiste et la prof — le seul moment où les deux activités se servent mutuellement sans effort. Un élève y voit l'artiste ; un collectionneur y voit l'atelier vivant.

Gratuit, oui. L'intérêt est que les gens sachent qu'ils peuvent te trouver là une fois par mois. Et c'est ce qui transforme « Mélanie veut te présenter une galeriste » en rendez-vous qui arrive vraiment.

Bonne idée, mauvais moment

L'atelier libre payant

2 700 €/an

Venir peindre sans cours encadré, ton matériel en libre-service. Chiffré : 25 € la séance, 6 personnes, 2 fois par mois sur 9 mois. Le modèle bruxellois vend ça en cartes de 5 à 20 créneaux, 210 à 816 €.

Mais ça ne peut pas tenir sur le 1er samedi : tu ne peux pas faire payer des gens pour peindre pendant que tu fais une démonstration à un galeriste. Et ça consomme un créneau que tu n'as pas.

Ne pose pas de revenu sur le créneau qui fait ton marketing. On ressort ce produit au mois 6, sur un autre créneau, si la demande apparaît.

Idée à garder pour plus tard

Des tirages de tes œuvres

L'intérêt est réel et il est unique : ça crée un barreau d'échelle sous tes 150 €. Un tirage signé à 50-70 € rend ton travail accessible à quelqu'un qui ne peut pas mettre 800 € — et il tombe largement sous ton seuil d'achat en ligne de 450 €, donc il se vend sans toi.

Mais tu as raison sur la réserve : ce n'est pas rentable en petite quantité, et il faut du papier de qualité pour que ça ne dévalorise pas l'original. Le coût unitaire ne devient intéressant qu'en volume, et le volume demande une audience que tu n'as pas encore.

Donc : c'est un produit de monétisation d'audience, pas un produit d'acquisition. Il arrive après la liste email et Instagram, dans le même temps que l'achat en ligne — jamais avant. Deux points à vérifier d'ici là : la TVA sur les tirages n'est probablement pas celle de tes originaux, et il faut s'assurer que ça ne touche pas ton exonération de cotisation foncière.

Ta commande

La liste email, rendue tenable

Tu dis « je ne suis pas sûre d'arriver à gérer, surtout toute seule ». La réponse est de la rendre quasi automatique :

Un email par mois, toujours le même objet, qui annonce le 1er samedi — que j'écris à partir d'un vocal de deux minutes. L'événement récurrent fournit le contenu.

La décision

Ce qu'on écarte, et pourquoi

Le critère de tri n'est pas la rentabilité comparée des canaux. C'est à qui chaque canal coûte du temps.

Le référencement, la fiche Google, les avis et la page cours consomment mes heures. Les réseaux sociaux consomment les tiennes — et tu n'en as aucune de libre. Un canal qui demande de la régularité à quelqu'un dont le temps est déjà engagé à 164 % échouera, quelle que soit la qualité du travail.

Écarté

Production de contenu social récurrente

Une formule minimale (2 reels par mois, script, tri, montage, légende, pilotage) coûte ~350 €/mois ; une formule régulière, ~600 €/mois.

Face à un objectif de 400 à 1 000 € de revenu brut mensuel, la formule minimale en mange 35 à 87 % — pour un canal qui met 6 à 12 mois à convertir et ne produit aucune intention d'achat directe.

Ce n'est pas un problème de qualité d'offre. C'est un problème d'échelle.

Trois options existent quand même, et le choix est le tien : je m'en occupe (~350 €/mois, 35 % de ton objectif) ; je te mets en relation avec quelqu'un et tu traites en direct (~200 €/mois, 20 %, sans marge pour moi) ; ou tu le fais seule avec le guide et les modèles inclus au pack (0 €, mais 1 h par semaine de ton temps). Je recommande la troisième, et la deuxième existe si tu veux déléguer.

À la place

La vidéo qui convertit, une seule fois

La caméra tourne pendant le cours et pendant la démonstration du samedi — jamais comme une tâche séparée. Plus un guide d'une page (3 plans par séance) et 10 modèles de légendes que tu exécutes seule.

Et on filme ensemble quelques vidéos dès le départ, en une seule session — pour que ton profil Instagram soit immédiatement attractif plutôt que vide. On en épingle deux : une pour l'atelier et les cours, une pour l'artiste et ses œuvres. Deux portes nommées, comme sur les sites.

Celles-là ne sont pas là pour faire de l'audience : elles sont là pour faire convertir — sur la page cours, sur la fiche Google et en haut de ton profil.

Tes cinq comptes de référence confirment ce choix : ce que tu admires — belles photos, film où on les voit travailler, qualité des œuvres, expos, collaborations, lien site très clair — est une liste de preuves, pas une machine de contenu.

Écarté comme prestation

Démarchage de galeries

Un accompagnement complet (liste qualifiée, séquence email, dossier artiste, relances) représente ~11 h de mise en place plus un suivi mensuel.

Deux raisons de ne pas te le vendre : je t'ai déjà dit que ce n'était pas dans mes cordes, et tu as déjà un meilleur canal, gratuit — Mélanie veut te présenter une galeriste, et le 1er samedi est précisément ce qui transforme ça en rendez-vous récurrent.

À la place : une option de cadrage à 150 € (liste de 30 galeries du sud, 2 modèles d'email, plan de relance) que tu exécutes toi-même. On en reparle si six mois de 1er samedi ne donnent rien.

À accepter, pas à construire

Ateliers d'entreprise et team building

Chiffré : 3 h, 6 personnes, matériel fourni par toi. À 80 € par personne tu gardes 390 € pour ~4,5 h de travail ; à 120 €, 630 €. Soit 87 à 140 € de l'heure.

C'est moins rentable à l'heure que ton cours du vendredi (210 €/h), ça demande un canal B2B qui n'existe pas, le search y est à zéro, et la TVA à 20 % s'y applique.

Verdict : à accepter en entrant — le réseau de Diel, le bouche-à-oreille, les EHPAD que tu évoques. À ne pas construire activement. Le format EHPAD de 1 h 35 se tarife à la prestation, pas à l'heure par personne.

Écarté cette saison

La cible étudiante

Tu voulais la développer activement et l'emplacement s'y prête. Mais trois données s'y opposent : un étudiant ne paie pas 700 € le trimestre, les requêtes en anglais sont à zéro volume, et l'université propose déjà des ateliers artistiques gratuits animés par des artistes sur ses campus.

La cible principale devient les 40 ans et plus, femmes et hommes, actifs — ceux qui ont le budget d'un trimestre. C'est aussi ce qui impose le créneau du soir plutôt que l'après-midi.

Mais on ne ferme pas complètement la porte, et il y a une niche à tester : les étudiants qui préparent un concours d'école d'art. Ceux-là ne cherchent pas un loisir, ils cherchent une vraie professionnelle qui expose et qui vend pour préparer leur book — et l'atelier gratuit du campus ne leur offre pas ça. C'est le seul segment étudiant qui peut payer, parce que l'enjeu n'est pas le plaisir mais l'admission.

Les retraités sont écartés pour l'instant aussi, malgré un signal intéressant côté EHPAD — « atelier peinture EHPAD » est le seul mot-clé B2B du scan qui sorte. C'est un canal indirect, à garder au chaud, pas une cible à démarcher.

Écarté

Site dédié aux cours

Tu dis « je n'ai aucune idée du potentiel de revenus possible » — donc tu ne peux pas arbitrer cet investissement, donc c'est non.

Une page sur ton site existant fait le même travail et concentre l'autorité au lieu de la diluer. Même raisonnement pour un e-commerce complet : deux boutons d'achat suffisent au volume actuel.

Avant tout le reste

On teste en vrai, avant de construire quoi que ce soit

Pas de site, pas de communication, pas de prix public. Trois séances réelles avec des gens que tu connais, pour savoir si le format tient — avant de dépenser un euro.

C'est la première chose qu'on fait, et c'est ce qui rend tout le reste beaucoup moins risqué. Le marché est dur (une association à 6 €/h), ton créneau est incertain, ton prix n'a jamais été testé : autant le découvrir en trois semaines plutôt qu'en deux trimestres.

Séance 1

Le format

Tu relances des amis et connaissances de Montpellier qui ont envie de venir. Gratuit ou prix symbolique. Six personnes, 2 h, ton atelier.

Ce qu'on mesure : est-ce que 2 h suffisent ? Six personnes, c'est confortable ou étouffant ? Qu'est-ce qui t'épuise ?

Séance 2

Le créneau et le prix

Même groupe ou nouveau, mais en fin de journée — 17 h-19 h ou 18 h-20 h. Et cette fois tu annonces un prix.

Ce qu'on mesure : est-ce que le soir fonctionne pour des actifs ? Qu'est-ce qu'ils disent quand tu prononces le prix ? Qu'est-ce qu'ils comparent ?

Séance 3

La promesse et la suite

Tu présentes la promesse du trimestre et tu proposes de s'inscrire.

Ce qu'on mesure : combien disent oui ? Qu'est-ce qui les retient ? Et surtout : est-ce que toi tu as envie de recommencer la semaine suivante ?

Ce que ces trois séances produisent, en plus de la réponse

Tes premiers avis Google. Six à dix-huit personnes qui ont vécu la séance, à qui tu peux demander un avis — et tu pars de zéro face à des concurrents à 16 et 20 avis. C'est le levier le plus rentable du dossier, amorcé avant même le lancement.

Tes premières photos et vidéos. Du vrai contenu, avec de vraies personnes dans ton atelier, plutôt que des visuels fabriqués.

Et les mots de tes élèves. Ce qu'ils disent après la séance devient le texte de la page cours. On n'invente pas l'argumentaire : on le recopie.

En parallèle : teste le cours particulier, sans rien construire

Inscris-toi sur Superprof et Apprentus. C'est gratuit, immédiat, aucun site nécessaire, et ça répond à une question que le groupe ne peut pas répondre : est-ce que le modèle « artiste qui donne des cours particuliers » te plaît ? C'est le modèle de la majorité des artistes de Paris qui enseignent — et c'est là que 35 €/h passe sans discussion.

Mais attention à ce que le particulier peut et ne peut pas faire
ObjectifHeures nécessaires en particulierPar semaineTenable ?
Ton plancher — 4 800 €137 h4,4 houi, tout juste
Ton objectif — 12 000 €343 h11 hnon
La cible — 14 400 €411 h13,3 hnon
La conclusion à garder en tête

En cours particulier à 35 €/h, tes 4 h du vendredi rapportent 4 340 € par an. C'est ton plancher, et c'est tout — il n'y a aucun moyen d'atteindre 12 000 € sans tripler ton temps, que tu n'as pas.

Donc : le particulier est un excellent test, mais il ne peut pas être le modèle. Le groupe est la seule formule qui atteint ton objectif dans les heures dont tu disposes. Le particulier sert à valider que tu aimes enseigner dans ton atelier, à des gens qui paient le vrai prix — et à encaisser pendant que le groupe se remplit.

La décision

La mission proposée

Une correction de fond à ma façon habituelle de travailler : ici, pas d'abonnement mensuel.

Mon offre standard est un suivi mensuel. À ton échelle, c'est une erreur. Un abonnement même modeste à 300 €/mois prélèverait 30 à 75 % du revenu que le projet doit générer. À l'inverse, une mission ponctuelle se compare à la valeur d'un élève à l'année — 2 170 €.

L'argument le plus solide du dossier

À 30 € la séance, un élève qui vient toute la saison te rapporte 930 €. L'offre la plus légère est donc remboursée par un élève et quart. C'est le seul calcul de rentabilité qu'il faut faire, et il ne demande aucun optimisme.

Et puisque la cible est plafonnée à ~14 000 €, la mission n'a pas à construire une machine d'acquisition. Elle doit amener cinq élèves réguliers et remplir quatre stages par an — puis s'arrêter. C'est précisément ce qui rend l'abonnement inutile : il n'y a pas de croissance à entretenir, il y a un palier à atteindre une fois.

Trois offres · engagement de 3 mois dans les trois cas
Ce que tu obtiens 1 · Fondations 2 · Fondations + Visibilité 3 · Tout
Prix 390 €/mois
1 170 € au total
590 €/mois
1 770 € au total
790 €/mois
2 370 € au total
Les 3 séances de feedback encadrées, avant tout le resteinclusesinclusesincluses
Ton offre à trois étages — découverte, séance thématique, trimestre — avec la promesse de résultat écriteincluseincluseincluse
Fiche Google à l'adresse de l'atelier, catégories, photos, horaires, produitsincluseincluseincluse
Campagne d'avis — tes 20 contacts, le groupe de Saint-Georges, lien court et QR, relancesincluseincluseincluse
Le site de l'atelier — soit un site dédié, soit des pages dédiées sur ton site existant. Avec l'offre, l'inscription et le paiement du trimestre, et le 1er samedi —inclusinclus
Une page de plus par mois pour élargir le référencement — soit 3 pages supplémentaires sur les trois mois ——incluses
Collecte d'emails — formulaire, import de ta liste, bienvenue, modèle mensuelincluseincluseincluse
Liste d'achats matériel pour tes élèves + inventaire du libre-serviceincluseincluseincluse
Suivi, rapport de résultats et suivi financier — plan d'action daté, puis 3 points de 20 min à J+30, J+60 et J+90. On y relève le coût réel du matériel et tes impôts réels, pour confirmer ou corriger les hypothèses de ce document inclusinclusinclus
Le site de l'artiste repris en profondeur — passage en français, cible « artiste peintre Montpellier », contact clair, une page par œuvre avec demande par mail —au choixinclus
Réseaux sociaux restructurés — profil, 2 épinglés (atelier et artiste), 9 premières publications, calendrier, guide de tournage, 10 modèles de légendes option payanteau choixinclus
2 scripts vidéo pour présenter tes offres—inclusinclus
1 vidéo montée de 40 s, tournée pendant un cours——incluse
Cadrage démarchage galeries — 30 galeries du sud, 2 modèles d'email, plan de relance——inclus
Gestion de l'Instagram du profil d'artiste — flux continu de publications. Ce n'est pas la priorité, et le calendrier de lancement le montre : ça vient en phase 2 ——option payante
Flux continu de contenu sur le blog — à activer seulement si tout ce qui précède ne suffit pas à te placer premier sur les requêtes de cours à Montpellier. C'est le levier d'escalade, pas le point de départ ——option payante
Remboursée par… 1,3 élève1,9 élève2,5 élèves
Comment lire ces prix

L'engagement de trois mois n'est pas un abonnement en plus de la mission : c'est la mission, payée en trois fois. Tu ne sors pas 1 170 € avant d'avoir le premier élève — tu les étales sur le trimestre pendant lequel l'offre se met en place et se remplit.

Et dans les trois cas, le repère est le même : un élève qui vient toute la saison vaut 930 €. L'offre Fondations est remboursée par un peu plus d'un élève, la plus complète par deux et demi. C'est un argument qui ne demande aucun optimisme sur le reste.

Les trois lignes marquées « option payante » ne sont pas comprises dans le prix. Ce sont des leviers d'escalade, facturés à part, dont on fixe le tarif ensemble selon le périmètre retenu — pas des cadeaux glissés dans l'offre. Le flux de blog en particulier : on ne l'active que si la fiche Google, les avis et les pages ne suffisent pas à te placer premier. Il faut être lucide sur ce qu'il viserait — « cours de peinture Montpellier » ne fait que 50 recherches par mois et le premier résultat est un nom de domaine exact installé depuis 2002. Un flux de contenu régulier est bien le seul levier capable de passer devant lui, mais sa vraie valeur serait ailleurs : construire ton autorité sur tout le vocabulaire du dessin et de la peinture à Montpellier, pas gagner une requête à 50 recherches.

L'offre 2 te fait choisir : soit le site de l'artiste repris en profondeur, soit les réseaux restructurés. Mon conseil si tu hésites : le site d'abord. Il est aujourd'hui entièrement en anglais et on ne peut pas t'y demander une œuvre — c'est le trou le plus coûteux, et les réseaux n'y changent rien. Note aussi que les réseaux restructurés peuvent s'ajouter en option payante sur l'offre 1 si tu veux les avoir sans monter d'offre.

Qui fait quoi

La mission n'est pas une livraison, c'est une répartition. Voilà la ligne exacte.

SujetMoiToi
Fiche Google et avisCréation, catégories, photos, séquence de relance, QRDemander à tes 20 contacts et au groupe de Saint-Georges
Page cours et inscriptionsRédaction, structure, mise en ligne, paiement du trimestreValider le texte, me dire l'heure retenue du vendredi
La promesse de résultatJe pose les questions et je rédigeTu la définis — c'est ton métier, pas le mien
Liste emailFormulaire, import, email de bienvenue, modèle mensuelUn vocal de 2 minutes par mois, c'est tout
1er samediPage, inscription, modèle d'annonceTenir la date, même avec deux personnes présentes
Images et vidéoGuide de tournage, modèles de légendes, la vidéo de 40 s si tu la prends en optionFilmer pendant le cours, jamais en dehors
Stages avec MélanieModèle d'annonce et page d'inscriptionFixer le prix et le partage avec elle
Fiscalité et assuranceLa note de synthèse et les questions à poserLes faire valider par ton comptable et ton assureur
Options, en plus de l'offre retenue
OptionCe que ça couvrePrix
Vidéo de conversion40 secondes montées, tournées pendant un cours, pour la page, la fiche Google et l'épinglé190 €
Cadrage galeriesListe de 30 galeries du sud, 2 modèles d'email, plan de relance — tu exécutes150 €
Formule mensuelle « ta newsletter écrite »Un email par mois que j'écris à partir de ton vocal de 2 minutes, plus la surveillance de la fiche Google et des positions. 6 mois maximum, pas d'engagement annuel150 €/mois
La seule formule mensuelle que je te recommande

J'ai écrit plus haut qu'un abonnement n'avait pas de sens à ton échelle, et c'est vrai à 300 €/mois. À 150 €, ça fait 1 800 € contre 14 400 € de chiffre d'affaires — 12,5 %, et son livrable principal est précisément la tâche que tu as dit ne pas pouvoir faire seule.

Ce n'est pas du suivi : c'est l'enlèvement de ta seule corvée récurrente. Mais six mois maximum — toute la logique du dossier est d'atteindre un palier puis de s'arrêter, et un engagement annuel contredirait ça.

Hors périmètre, dit explicitement

Production de contenu social récurrente Site dédié aux cours E-commerce complet Accompagnement de démarchage de galeries Publicité payante
La décision

Ce qu'il reste à trancher, avec toi

Treize questions nées de tes réponses, classées par impact. À l'oral, pas en formulaire — tu en as déjà rempli trente-deux.

Bloquantes — on ne peut pas chiffrer sans4
01

Les 35 €/h, c'est par personne ou pour ton heure ?

L'écart entre les deux lectures va de 5 600 € à 33 600 € de CA annuel. Dans un cas ton objectif est hors d'atteinte, dans l'autre il demande six élèves.

02

1 000 €/mois, c'est sur l'année entière ou sur les 9 mois de cours ?

9 000 € ou 12 000 € par an : ça change le remplissage cible de 35 % à 46 %.

03

Jusqu'à quelle heure acceptes-tu de finir le vendredi ?

C'est la question qui décide si le créneau se remplit. Ta cible est désormais celle des actifs de 40 ans et plus : ils ne viennent pas à 14h. Ton seul cours qui se remplit depuis cinq ans est d'ailleurs un cours du soir — jeudi 16h-20h. Si tu dis 21h, on prend 17h-21h et on n'en parle plus.

04

Face au marché montpelliérain : tu assumes le haut de gamme, ou tu veux remplir vite ?

Ton pack à 700 € le trimestre est à plus du double du marché visible, matériel non fourni. Les deux chemins tiennent debout, mais tu ne peux pas avoir les deux. C'est la question la plus importante du call.

Structurantes — elles déterminent le périmètre6
05

Le samedi : collectionneurs ou cours ?

Un seul samedi payant par mois si la rencontre reste au 1er. Coût : ~7 560 € de cours non donnés sur l'année. Ça peut tout à fait valoir le coup.

06

Un nom séparé pour les cours, ou une seule identité Linette Cajou ?

Ma recommandation est une seule identité, un seul site. C'est aussi ce qui justifie ton prix. On ne rouvrira la question d'un site séparé que si les stages avec Mélanie deviennent une vraie co-entreprise.

07

Le matériel : on fournit, ou pas ?

Tu as dit non. Je pense qu'il faut fournir pour la séance découverte et laisser en libre-service tout ce qui est lourd (chevalets, solvants, tabliers), parce que le comparable du marché inclut tout. Le « tout fourni » en continu coûterait 15,7 % de ton chiffre d'affaires, non déductibles en micro-BNC — c'est le niveau intermédiaire qu'il faut viser, pas les extrêmes.

08

Tu es à l'aise pour enseigner et annoncer le dessin, pas seulement la peinture ?

Question de données, pas de pédagogie : « cours de dessin Montpellier » est près de trois fois plus recherché que « cours de peinture Montpellier » (140 contre 50). Même travail, même coût, potentiel incomparable.

09

Tu as déjà un dossier artiste ou un press kit ?

Ça change le chiffrage du volet galeries, et ça sert aussi à la page du site et au 1er samedi.

10

Les élèves de Saint-Georges : tu es à l'aise pour leur demander des avis Google ?

Tu veux déjà leur demander des témoignages. En avis Google, ils comptent double : preuve sur la page et classement local. Même en sachant qu'ils ne te suivront pas en ville.

Pour affiner3
11

Les stages avec Mélanie : quel prix par personne, combien par an, et comment vous partagez ?

C'est la meilleure ligne du dossier. À 300 € par personne, 6 personnes, 4 fois par an, ça te fait 3 600 € — les trois quarts de ton objectif plancher, sans entamer un seul créneau de ta semaine.

12

Le matériel que tu fournis en entreprise et en EHPAD : combien par personne ?

Nécessaire pour ne pas vendre ces ateliers à perte, et pour chiffrer précisément la séance découverte. Un ordre de grandeur suffit — j'ai travaillé sur une estimation de 11 €.

13

Est-ce que tu veux peindre sur commande ?

On ne t'a jamais posé la question, et c'est un oubli de ma part. C'est pourtant la ligne la plus intéressante du dossier sur le papier : au prix de tes A3, deux commandes dans l'année font un tiers de ton objectif, sans une heure de cours, sans plafond fiscal, et c'est du temps de peinture — pas du temps de prof. Beaucoup d'artistes refusent par principe, et j'ai l'impression que c'est ton cas. Mais il faut l'entendre de toi. Même question pour la copie d'œuvre, que plusieurs artistes-professeurs vendent à côté de leurs cours.

14

Versement libératoire de l'impôt : actif ou pas ?

Dernier input manquant pour te dire ce qui te reste réellement. C'est sur ton attestation URSSAF ou dans ton espace en ligne.

La décision

Ce qu'il manque encore

À faireQuiÉtat
Volumes de recherche sur le marché local — 70 requêtes testéesMoifait
Relevé des prix des concurrents directs, vérifiés un par un sur leur propre pageMoifait
Formuler la promesse de résultat du trimestre — ce que l'élève saura faire à la fin. C'est ce qui porte le prixNous deuxavant de publier un prix
Fiscalité des cours : plafonds, effets de seuil, net dans ta pocheMoifait
Relevé du marché local et des prix concurrents, vérifiés un par unMoifait
Audit du site et de l'Instagram de johnmckieart — ton double modèleMoifait
Audit de ton site actuel et de ce que tu peux éditer seuleMoifait
Audit des 4 autres comptes Instagram que tu as citésMoifait
Risque de cotisation foncière sur l'atelier (enseigne, groupe habituel d'élèves)Toi / ton comptableavant lancement
Lister les coûts auxquels on n'aurait pas pensé — par exemple l'assurance responsabilité civile couvrant l'accueil de public à l'atelier, qu'on a identifiée ; mais aussi tout ce qui n'est pas encore sur la table (chauffage des séances du soir, ménage, consommables, remplacement du matériel). C'est le travail du premier point de suivi Nous deuxavant lancement
La question finale

Les cours, ou ton art ?

Tout ce document a répondu à « comment faire marcher les cours ». Il n'a pas répondu à « faut-il les faire ». C'est la seule question qui compte vraiment, et elle mérite les deux colonnes.

Deux paniers, à 5 h par semaine, quand tu dis toi-même vouloir rester artiste avant tout. Voilà l'argumentaire honnête des deux côtés.

Contre — concentre-toi sur ton art

Ce que cet argument a de solide

Ton plancher s'atteint sans un seul cours. 4 800 € par an, c'est un A3 et deux A4 vendus en plus dans l'année. Rien d'autre.

La vente d'œuvres n'a aucun plafond. Les cours sont coincés à 14 424 € par la fiscalité ; tes toiles, non. Chaque heure passée à enseigner est une heure prise à la branche qui n'a pas de limite.

Tu entres à froid sur un marché en guerre de prix. 15 à 18 €/h chez les concurrents, un cours municipal subventionné sur ton créneau, des ateliers gratuits à l'université, zéro élève à reprendre de Saint-Georges. Ce n'est pas un marché accueillant.

Ta marge horaire est ailleurs. Un A3 à 1 500 € représente peut-être 20 h de travail, soit 75 €/h — et tu aimes ces heures-là. Les 210 €/h du cours supposent six personnes qui paient plein tarif, ce qui n'est pas encore démontré.

Et sur le long terme, c'est l'identité d'artiste qui transcende tout le reste. C'est la seule voie qui cumule le plaisir et le temps passé de la meilleure des manières : chaque heure de peinture nourrit à la fois ce que tu aimes et ce que tu vends. Un cours, non — c'est du temps qui ne produit aucune œuvre. La réserve est que cette vision est très long terme, et qu'elle ne paie pas le prochain trimestre.

Et les cours ne t'ouvrent aucune visibilité internationale, là où ton travail d'artiste peut en avoir — comme Marina l'a. Un cours est par nature local, limité à qui peut venir à Montpellier le vendredi soir. Est-ce que construire une activité strictement locale, c'est se disperser au détriment de ce qui pourrait porter plus loin ?

Et le signal le plus dérangeant, que je te dois : tous ceux qui tiennent un atelier de cours autour de toi semblent en faire leur métier à temps plein. Les Ateliers De Vinci, Les Ateliers Léonard, La Petite Académie, l'Atelier du Jeu de Paume, l'Atelier de Mo — ce sont des structures dédiées, pas des activités d'appoint. Le seul contre-exemple local est Olesya Lisa, et elle fait du cours particulier à 15 €/h comme produit d'appel pour sa galerie, pas comme source de revenu.

Ça pose une vraie question : est-ce qu'on sous-estime quelque chose ? Deux hypothèses, et les deux sont plausibles.

Soit la logistique est plus lourde qu'on ne la compte. Mon estimation de 8,2 h par semaine est le chiffre le plus fragile de tout ce document. Elle ne compte presque rien pour la gestion des inscriptions, les absents à rattraper, les niveaux à ne pas mélanger dans un groupe de six, les achats de matériel, les annulations. Si le vrai chiffre est 12 h, le modèle ne tient pas à 5 h par semaine.

Soit il faut bien plus de lignes de revenu qu'on n'en prévoit. Ces structures vivent parce qu'elles empilent les enfants, les ados, les seniors, l'année entière vacances comprises, la prépa aux écoles d'art, les stages, le team-building, les anniversaires, le Pass Culture et les adhésions. Chaque ligne est petite ; ensemble elles font un métier. Toi tu en as trois.

Ce n'est pas une preuve, c'est un signal, et il y a une réponse honnête : les trois séances de test servent exactement à le mesurer. On ne chronomètre pas seulement si tu aimes enseigner — on chronomètre tout le temps passé autour du cours. Si la logistique dépasse, on le saura en trois semaines, pas en deux trimestres.

La colonne d'en face répond à cet argument, et elle répond bien : ces structures sont des écoles, pas des artistes qui enseignent. À lire avant de conclure.

Pour — garde les cours

Ce que cet argument a de solide

Ton art n'a aucun levier d'acquisition que tu contrôles. Les galeries décident, les collectionneurs passent quand ils veulent, les résidences se demandent. Tu ne peux pas décider d'augmenter tes ventes d'œuvres cette semaine.

Le cours est la seule chose qui fait entrer des inconnus chez toi, chaque semaine. Et une personne qui a passé dix séances dans ton atelier n'est plus un inconnu quand tu accroches une nouvelle toile.

Sans le cours, tout le reste du dispositif s'écroule. Le 1er samedi n'a pas de public, la fiche Google n'a aucune activité à montrer, la liste email n'a rien à annoncer. Les cours sont ce qui alimente le dispositif, pas ce qui lui fait concurrence.

Le revenu est prévisible, les ventes d'œuvres non. Un trimestre encaissé d'avance, c'est de la trésorerie à date connue. Un A3 se vend quand il se vend.

Et la réponse directe à l'objection d'en face : on ne te compare pas au bon groupe. Les Ateliers De Vinci, Léonard ou La Petite Académie ne sont pas des artistes qui enseignent — ce sont des écoles : enfants dès 4 ans, ados, adultes, seniors, à l'année, avec des professeurs salariés. Évidemment que c'est un temps plein. Ce n'est pas ton métier, et ça ne l'a jamais été.

Le modèle qui te ressemble est celui de l'artiste qui enseigne à côté de sa pratique, et il est partout. Olesya Lisa le fait ici, et elle n'est pas la seule à Montpellier. À Paris, on compte facilement une dizaine de peintres qui affichent ce double revenu : Harry Boudchicha vend ses cours 35 €/h à son atelier, 40 € à domicile, 50 € avec modèle vivant — et il vit de sa peinture.

Ce modèle est répandu parce qu'il fonctionne, et il est à temps partiel par construction. C'est ce qui vide l'argument du « métier à part » : la catégorie dans laquelle tu entres n'est pas celle de l'école d'art, c'est celle de l'artiste qui ouvre son atelier. Il y en a des dizaines, aucune n'en fait un temps plein.

C'est un nouveau terrain de jeu, et tu sais déjà y jouer. Tes Airbnb t'ont appris ce que valent vraiment l'accueil et l'hospitalité — préparer un lieu, recevoir des inconnus chez soi, les mettre à l'aise, soigner le détail qui fait qu'ils en reparlent. Un cours dans ton atelier, c'est exactement ce muscle. Ce n'est pas une compétence à acquérir, c'en est une à réemployer — et c'est aussi ce qui peut rendre l'exercice amusant plutôt que corvéable.

Et ta visibilité locale te rend plus crédible auprès des galeries. Le mécanisme est simple : une galerie qui envisage de te représenter va te chercher sur internet. Aujourd'hui elle trouve un site en anglais sans contact clair, aucune fiche Google, aucun avis, aucune trace d'activité. Demain elle trouve une artiste avec un atelier vivant, un rendez-vous mensuel, des avis, une liste de contacts.

Ce n'est pas qu'une question d'image : une galerie cherche des artistes qui apportent leur propre public. Une audience locale et une liste email sont des actifs qu'elle sait valoriser. Et c'est très concret dans ton cas — Mélanie veut te présenter une galeriste. Le jour où elle te cherchera en ligne, ce qu'elle trouvera comptera.

Il est rare qu'une artiste ait son propre local. La plupart de celles qui enseignent le font chez l'élève, en galerie prêtée ou en association. Toi tu as un atelier en centre-ville, qui te coûte déjà ce qu'il coûte : ne pas l'exploiter à 100 %, c'est laisser dormir ton actif le plus cher.

Et c'est toi qui as voulu arrêter Saint-Georges. « Pas assez rentable » — tu ne veux pas arrêter d'enseigner, tu veux mieux enseigner.

Mon avis, et je l'assume

La question est mal posée, et c'est ma faute : ce ne sont pas deux paniers. Les cours ne sont pas une seconde activité en concurrence avec ton art — ils en sont le mécanisme d'acquisition. Le vendredi soir est la seule chose au monde qui donne à des étrangers une raison récurrente d'entrer dans ton atelier et de repartir en connaissant ton travail.

Donc la vraie question n'est pas « cours ou art ». C'est : quelle dose minimale de cours alimente l'art ?

Et la réponse était déjà dans ce document sans que je l'aie nommée : ~14 000 € par an. Ce chiffre n'est pas un objectif de croissance, c'est le budget d'acquisition de ton activité d'artiste — un budget qui se paie lui-même et te laisse ~890 € net par mois. Trois contraintes indépendantes l'ont désigné, et il s'arrête exactement là où ton temps de peinture commencerait à être entamé.

Ce que ça donne concrètement
Ce qu'on faitCe qu'on ne fait pas
Un créneau — le vendredi soir, 2 × 2 h, 6 personnesPas de second créneau de cours, pas de cours du samedi en plus
Quatre stages avec Mélanie, pendant les vacances scolairesPas d'ateliers d'entreprise démarchés activement
Un rendez-vous mensuel — le 1er samedi, gratuitPas d'atelier libre payant avant le mois 6
Un palier à 14 000 €, puis on arrête de pousser les coursPas de croissance à entretenir, pas d'abonnement au-delà de 6 mois
Tout le reste du temps à peindre, avec un dispositif qui travaille pour les deuxPas de marque de prof séparée — deux adresses, mais une seule artiste
La condition qui annule tout ce qui précède

Si après deux trimestres le vendredi n'a pas atteint cinq élèves réguliers, l'hypothèse est fausse : le marché montpelliérain ne paie pas ton prix, et il faut alors basculer entièrement sur l'art — galeries, collectionneurs, 1er samedi, liste email. Pas de troisième trimestre à essayer de convaincre.

C'est pour ça que l'engagement est plafonné à trois mois. On se donne les moyens de se tromper sans que ça coûte cher — et surtout d'aborder les choses avec méthode : on teste, on mesure, on décide. Pas de pari à l'aveugle sur douze mois.


Pour finir

Ma position, et mon intérêt dans l'affaire

Je commence par les cours. En sachant exactement ce que ça comporte de risque, et en te disant d'abord ce que j'y gagne.

La transparence que je te dois avant que tu dises oui

Les cours sont le service où je peux le plus facilement faire décoller les choses. C'est mon métier, les leviers sont connus, les résultats sont mesurables. Quand je te recommande de commencer par là, ce n'est pas un hasard : c'est aussi le terrain où je suis le plus utile.

Et j'ai un intérêt propre que tu dois connaître : ton cas me permet de valider une hypothèse qui m'intéresse — qu'on peut rentabiliser à fond un atelier qu'on possède déjà. Tu n'es pas une expérience, les chiffres de ce document sont les tiens et la recommandation tient toute seule. Mais tu as le droit de savoir que je ne suis pas neutre.

Les cours sont moins premium que tes toiles. Je ne vais pas te dire le contraire

Vendre un trimestre à 700 € n'a pas le prestige de vendre un A3 à 1 500 €, et ça ne construit pas la même image. C'est vrai, et c'est le coût réel de ce choix.

Mais à court terme c'est plus rentable et plus prévisible. Donc on prend cet argent — à condition de savoir à quoi il sert.

Le risque, nommé

Ça va te déconcentrer

Six personnes dans ton atelier chaque vendredi, c'est de l'attention prise à ta peinture. Je ne vais pas prétendre le contraire, et c'est exactement ce que tu voulais éviter au départ.

La contrepartie, réelle

Ça va aussi t'alimenter

Chaque trimestre te met en face de six personnes qui s'intéressent sérieusement à l'art, pendant vingt heures. Tu peux leur demander ce qu'elles cherchent, ce qu'elles regardent, ce qu'elles achèteraient. Et leur vendre une toile derrière.

C'est la seule source d'information et de clientèle qualifiée que tu contrôles entièrement.

Où va l'argent

Dans ton autonomie

Le premier revenu des cours ne part pas en frais : il achète un micro et un trépied, plus du matériel, pour que tu produises ton contenu toi-même. Je te guide sur le comment.

L'objectif est que tu n'aies plus besoin de moi pour ça.

La séquence, parce qu'on ne peut pas tout lancer

Une chose à la fois, avec un point de décision daté
PhaseQuandOn lanceOn ne touche pas
1 · Les cours oct. 2026 → févr. 2027 Vendredi soir à deux étages, fiche Google, campagne d'avis, page cours, liste email, 1er samedi Instagram récurrent, e-commerce, galeries
Décision févr. 2027 Deux critères : cinq élèves réguliers et un flux de demandes entrantes. Si les deux sont là, on passe en phase 2. Sinon, on bascule sur l'art
2 · L'artiste févr. → sept. 2027 Flux continu de publications Instagram sur le profil d'artiste — sous-traité, à moi ou à quelqu'un sur place à Montpellier. Stages avec Mélanie. Groupes Facebook locaux E-commerce
3 · Monétiser sept. 2027 et après E-commerce, atelier libre payant, galeries. C'est aussi le moment où tu arrêtes Saint-Georges —
Deux règles d'ordre, et une certitude

Instagram avant l'e-commerce, toujours. On attire le trafic avant de chercher à le monétiser — une boutique sans visiteurs ne vend rien, et c'est la dépense la plus facile à regretter. C'est aussi ce que montre l'exemple d'Alice Melo : elle a la boutique, mais c'est son audience qui fait le travail.

Trois canaux vers le site, pas plus : le référencement, la fiche Google, et les groupes Facebook locaux — ces derniers sont gratuits et c'est là que se trouvent vraiment les 40 ans et plus de Montpellier. Mais ils coûtent du temps, donc en phase 2 et de mon côté, pas du tien.

Et la certitude, qui n'est pas une préférence mais de l'arithmétique : tu n'auras pas le temps de lancer les deux en même temps. Avec cinq heures par semaine, vouloir mener les cours et le volet artiste en parallèle coûterait très cher et ne réussirait ni l'un ni l'autre. Une chose à la fois, dans cet ordre.